Le Globe and Mail rapporte qu'une alliance de syndicats du bâtiment menace d'attirer des travailleurs de la construction conscients du projet Site C vers d'autres chantiers si un accord de travail n'est pas conclu avec BC Hydro.
Tom Sigurdson, directeur général du Conseil des métiers du bâtiment et de la construction de la Colombie-Britannique et du Yukon, affirme que la société d'État met en péril l'un des plus grands projets d'infrastructure de la province en raison de l'instabilité de la main-d'œuvre en essayant d'attirer une main-d'œuvre bon marché.
Cette décision intervient alors que BC Hydro cherche à modifier son modèle de travail de longue date pour adopter un modèle d’atelier ouvert, rejetant ainsi la notion de salaires communs et cherchant à limiter les activités syndicales organisées.
Dans une entrevue accordée au Globe and Mail lundi, la présidente et chef de la direction de BC Hydro, Jessica McDonald, a publiquement rejeté la tentative des syndicats de négocier une convention collective pour l'ensemble du projet. Elle a toutefois fait marche arrière sur ses tentatives précédentes visant à interdire aux syndicats de s'organiser, de faire grève et de faire du piquetage sur le chantier.
Le conseil syndical Allied Hydro propose un « accord de partenariat de construction » qui permettrait aux travailleurs syndiqués et non syndiqués de construire le barrage, tous bénéficiant d'un salaire et d'avantages sociaux conformes aux normes du secteur. Selon eux, ce modèle garantirait l'absence de perturbations du travail et offrirait également une certitude quant au coût de la main-d'œuvre pendant toute la durée du projet.
Les métiers du bâtiment ont déposé une plainte civile devant la Cour suprême de la Colombie-Britannique visant à bloquer le modèle de travail sur chantier ouvert de BC Hydro au motif qu'il viole la Charte fédérale des droits.