Pleurer les morts – lutter pour les vivants
Chaque année, le 28 avril, les syndicats de l'AFL-CIO célèbrent la Journée de commémoration des travailleurs pour rendre hommage à ceux qui ont souffert et sont morts au travail et pour renouveler nos efforts en faveur de lieux de travail sûrs. Cette année, la lutte continue pour créer de bons emplois dans ce pays, sûrs et sains, avec des salaires équitables, et pour garantir la liberté des travailleurs de former des syndicats et, par l'intermédiaire de leurs syndicats, de s'exprimer et de négocier pour le respect et un avenir meilleur. Il est temps que notre pays tienne sa promesse d'emplois sûrs pour tous.
Il y a quarante ans, le Congrès a adopté la loi sur la sécurité et la santé au travail, qui promettait à chaque travailleur le droit à un emploi sûr. Les syndicats et leurs alliés ont lutté avec acharnement pour que cette promesse devienne réalité, en obtenant des protections qui ont rendu les emplois plus sûrs, sauvé des centaines de milliers de vies et empêché des millions de blessures et de maladies professionnelles.

Mais notre travail n’est pas terminé. De nombreux risques professionnels ne sont ni réglementés ni contrôlés. Certains employeurs négligent la loi, mettant ainsi les travailleurs en danger et coûtant des vies. Les travailleurs qui signalent des risques professionnels ou des blessures au travail sont licenciés ou sanctionnés. Les employeurs sous-traitent des travaux dangereux pour tenter d’échapper à leurs responsabilités. En conséquence, chaque année, des milliers de travailleurs sont tués et des millions d’autres blessés ou malades à cause de leur travail.
L'administration Obama a renforcé les protections en matière de sécurité et de santé en renforçant l'application des lois et en élargissant les droits des travailleurs. De nouvelles mesures de protection contre la silice et d'autres dangers sur le lieu de travail ont été proposées et sont sur le point d'être finalisées. Mais ces progrès sont menacés par les groupes d'entreprises et les républicains qui contrôlent désormais le Congrès. Ils tentent de mettre un terme à ces mesures de protection et de bloquer toute future réglementation.
Nous ne pouvons pas les laisser réussir : la vie des travailleurs est en jeu.
